Agnes Lavida

Parramour

Parramour

Composition réalisée autour du concept de l’amitié et de l’âme sœur.

Inspirée par les écrits d’Aristote dans “Éthique à Nicomaque”, Agnès Lavida réalise cette composition comme une véritable ode à l’amitié, à la Philia, ainsi nommée par le grand philosophe comme étant l’affection qui fait que nous aimons un être pour ce qu’il est et non pour ce qu’il peut nous apporter.

Les liens de l’amitié sont un des constituants de notre « destinée » et l’unicité de chacun repose en grande partie sur le tissu de relations humaines auquel il appartient.

Quand certaines personnes nous accompagnent tout au long de notre vie, d’autres ne sont là, auprès de nous, pour un certain temps seulement.

Dans son enquête sur le bonheur et la vertu, Aristote constate que sa réflexion sur le plaisir le mène à s’interroger sur l’amitié, qui sera l’objet des livres VIII et IX de son traité.

Dans un premier temps, il apparaît que l’amitié, en plus d’être une chose d’une grande beauté, est la chose la plus nécessaire car les hommes ont besoin d’amis dans toutes les situations, quelle que soit leur condition et quel que soit leur âge.

Lorsqu’une amitié n’est pas une amitié accidentelle, c’est-à-dire quand les deux sujets sont ouvertement bienveillants l’un envers l’autre et sont amis sans aucune arrière-pensée, c’est une amitié véritable, ou achevée, la Philia, fondée sur la vertu de chacun des deux partenaires.

“La parfaite amitié est celle des hommes vertueux et qui sont semblables en vertu : car ces amis-là se souhaitent pareillement du bien les uns aux autres en tant qu’ils sont bons, et ils sont bons par eux-mêmes.

Et ceux qui souhaitent du bien à leurs amis pour l’amour de ces derniers sont des amis par excellence (puisqu’ils se comportent ainsi l’un envers l’autre en raison de la propre nature de chacun d’eux, et non par accident) ; aussi leur amitié persiste-t-elle aussi longtemps qu’ils sont eux-mêmes bons, et la vertu est une disposition stable.

Il est naturel que les amitiés de cette espèce soient rares, car de tels hommes sont en petit nombre…”

Aristote – Éthique à nicomaque