Agnès Lavida

L’art du collage
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Créations

Lèvres Bleues

Agnès Lavida - Lèvres Bleues
Agnès Lavida - Lèvres Bleues

Compassion et admiration pour la célèbre artiste Camille Claudel qui fut abandonnée par les siens et internée les trente dernières années de sa vie.

Coupée de tous et de tout, dans un asile du sud de la France, Camille y mourut seule et désespérée. Agnès Lavida saisie par cette tragique histoire, réalise ici cette composition intitulée “lèvres bleues” inspirée de l’œuvre “la Valse”, sculpture autobiographique de Camille Claudel.

La valse de Camille Claudel

Ses lèvres sont devenues bleues,
elle manque d’oxygène, son sang se glace,
Camille a si froid.
Sa respiration s’accélère…
Changement de niveau de conscience…
Ne plus jamais dire à Rodin…
Ne plus jamais lui dire avec des mots…
Mais lui sculpter !
Alors, Camille sculpta La Valse … ou le point de rupture de son amour et de sa folle passion pour son maître et amant Auguste Rodin.

Agnès Lavida

Chavirement des corps et des cœurs, La Valse, élaborée vers 1890, figure parmi les œuvres les plus célèbres de Camille Claudel.

Elle représente un couple de danseurs, amoureusement et gracieusement enlacés dans leur passion, entraînés par leur élan dans un tourbillon harmonieux…
La danseuse, suspendue à son cavalier dans une posture d’abandon pleine de sensualité, semble emportée dans un mouvement éperdu, jusqu’au déséquilibre…

Dans une première version de cette œuvre empreinte d’un érotisme subtil mais tellement flagrant, Camille Claudel avait représenté ses danseurs nus.
Mais leur sensualité fut jugée peu acceptable par l’inspecteur de l’Académie des Beaux-Arts qui, frappé par la beauté du bronze, précisa dans son rapport qu’il était nécessaire que l’artiste couvre la nudité du couple.

Camille s’exécuta, inspirée par l’esprit de l’Art nouveau et la draperie flottante des chorégraphies de Loïe Füller, danseuse des Folies Bergères célèbre pour avoir inventé de nouvelles formes de danse libre, entourée de longs voilages de soie qu’elle faisait tournoyer et qui s’illuminaient grâce à des éclairages multicolores.

En 1901, Camille habilla donc d’une draperie plus pudique ses personnages et par là même amplifia la sensation du mouvement.

Elle ajouta ce drapé tout en légèreté, un enveloppement tournoyant qui donna à son travail beaucoup de grâce et de souplesse, symbolisant le rythme, la mélodie et l’enivrement de la passion.

Toutefois l’artiste souhaitait plus que tout un marbre. Ce fut l’un de ses nombreux rêves jamais réalisés.

La Valse porte en elle l’expression d’une sensibilité, d’un amour intense entre deux êtres perdus dans un monde à part, où le rythme, la musique, sont symbolisés avec force.