l’après
L’après
“L’Après“ nous parle du lendemain, ce jour qui succède à hier, chargé de nos espoirs ; ce prolongement de notre destinée, quand la lumière du soleil levant emplit tout l’espace, juste après l’aube.
C’est l’horizon de notre avenir, l’aurore d’un beau jour, d’une nouvelle vie, d’un plus grand bonheur.
Afin d’illustrer sa composition, Agnès Lavida choisit de nous offrir la lecture de ce poème écrit par Georges Sand, femme de lettres française du XIX siècle, qui ressentait pour la nature, thème essentiel du romantisme, un “amour immense et minutieux“.
Cet amour intense pour la nature et sa contemplation, Agnès le vit et le partage. S’absorber dans l’admiration, comme la prière et la méditation, offre à l’âme une proximité avec la nature, un moyen d’accéder au divin, et permet à notre corps de se ressourcer par la contemplation.
S’asseoir sur un banc dans un parc, regarder l’horizon en haute montagne, observer de plus près un animal, une plante, voir pousser et s’ouvrir une jolie fleur, contempler les étoiles dans un ciel dégagé le soir…

À Aurore
George Sand (1804-1876)
Contes d’une grand’mère (1873).
La nature est tout ce qu’on voit,
Tout ce qu’on veut, tout ce qu’on aime,
Tout ce qu’on sait, tout ce qu’on croit,
Tout ce que l’on sent en soi-même.
Elle est belle pour qui la voit,
Elle est bonne à celui qui l’aime,
Elle est juste quand on y croit
Et qu’on la respecte en soi-même.
Regarde le ciel, il te voit,
Embrasse la terre, elle t’aime.
La vérité c’est ce qu’on croit
En la nature c’est toi-même.