Agnès Lavida

L’art du collage
Agnès Lavida - Love
Créations

Love

Agnès Lavida - Love

Agnès Lavida - Love

Proche des cieux, éloignée de l’ordre humain, la montagne est le point de rencontre privilégié entre le Ciel et la Terre. Elle est le lieu de passage par excellence entre deux états de l’être, le temporel et l’immortel.

L’immensité des montagnes, la rudesse de la vie en altitude, permet un détachement de soi propice à la méditation et à la compréhension du monde.

Leur proximité au ciel, leur élévation en font des demeures divines. Leur éloignement et leur solitude, des lieux propices à l’introspection.

La rupture avec l’horizon a toujours exalté et frappé l’imagination, inspirant à l’homme ce sentiment ambigu de frayeur et d’admiration devant les montagnes.

Plus on grimpe plus notre corps est soumis à des conditions inhabituelles, qui modifient jusqu’à l’alchimie de notre organisme, une expérience qu’on peut sans peine assimiler à une expérience spirituelle.

Lieux où Dieu se révèle, les montagnes jalonnent les Écritures et marquent la vie de Jésus.

Mais ici bas, le temporel nous attrape ou nous rattrape. Les turbulences existentielles brouillent notre esprit. Parfois pour certains, jusqu’au point de rupture.

Ce collage d’Agnès Lavida nous parle du chemin de l’éveil et aspire à nous accompagner artistiquement dans cette démarche, celle d’être dans l’Amour Inconditionnel.

Nous libérer enfin de ce désordre mental, de toutes ces perturbations que nous subissons perpétuellement dans ce monde si matériel, défaire tous les nœuds et être enfin à l’écoute de cette “voix“, nommée par Victor Hugo et si magnifiquement décrite dans son long poème “Ce qu’on entend sur la montagne“ :

Avez-vous quelquefois, calme et silencieux,
Monté sur la montagne, en présence des cieux ?
Était-ce aux bords du Sund ? aux côtes de Bretagne ?
Aviez-vous l’océan au pied de la montagne ?
Et là, penché sur l’onde et sur l’immensité,
Calme et silencieux, avez-vous écouté ?
Voici ce qu’on entend : – du moins un jour qu’en rêve
Ma pensée abattit son vol sur une grève,
Et, du sommet d’un mont plongeant au gouffre amer,
Vit d’un côté la terre et de l’autre la mer,
J’écoutai, j’entendis et jamais voix pareille
Ne sortit d’une bouche et n’émut une oreille.

Victor Hugo – extrait de “Ce qu’on entend sur la montagne”